“Revenue de toute force d’être allée nulle part…”

J’ai surtout lu un bouquin très ennuyeux au début, et absolument passionnant dans ses dernières pages :

“Qu’à la lumière de sa conscience chacun décide des actes quotidiens propres à susciter en lui le courage et l’amour, à le rendre non-violent en pensées, en paroles et en action.” Plus joli à lire qu’à faire !

J’avais dégoté une très très vieille édition dans une librairie pas plus jeune de la galerie Vivienne. L’ouvrage sentait la poussière et les lecteurs passionnés (corné, jauni, annoté). Un reproche : le livre me semble incompréhensible pour quelqu’un qui n’aurait pas lu une biographie de Gandhi auparavant (celle de Jacques Attali, par exemple). Si Kasturbai est mentionnée une nombre incalculable de fois, nulle part est écrit qu’elle est sa femme depuis que le jeune Mohandas a treize ans !

Plus égoïstement. L’idée d’un voyage en Inde se faufile de nouveau dans chaque pore de ma peau, et je continue à chercher par quel chemin ce pays s’est fondu en moi (l’encre de mon tatouage dorsal y serait-elle pour quelque chose ?)

J’attaque un nouveau bouquin de la même poussiéreuse librairie : l’Inde sacrée. Les aventures du Père Lhande au pays des castes m’éclaireront peut-être sur les raisons de cette soudaine passion (enfin, déjà 2 ans).

(sans rire : ce matin, rue de Villiers, devant moi une femme qui sentait l’Inde (la myrrhe ? l’encens ? les épices ?), j’ai accéléré, jusqu’à manquer me faire renverser en traversant la rue)