Bon.

Voilà, je rouvre un blog.

Il s’appelle L’hallali. C’est surtout une histoire d’esthétique. Regardez bien les obliques des lettres, moi je trouve ça joli. J’avais ouvert un tumblr, du même nom. Il existe toujours et réunit environ 1 lecteur et demi (moi-même + moi-même dans le métro – ça capte moins bien). Ça ne m’embêtait pas vraiment, d’avoir personne qui me lise. D’ailleurs c’était mieux, parce que je pouvais écrire bien ce que je voulais, et poster les photos qui me plaisaient, et aussi imaginer, surtout, l’écran du téléphone dans la nuit qui transforme les visages en un tas d’ombres trop grises. Je fantasmais quelques lecteurs fantômes, sûrement.

Et puis y’a eu ce prix, un truc sur internet de filles qui écrivent, et je veux participer. Tout à l’heure je suis donc partie creuser ma boîte mail à la recherche de textes un peu vieux mais avec un plan : psychologie du personnage, élément perturbateur, action, chute. Bon. L’ennui, c’est que si je participe, je ne veux surtout pas perdre, rapport à l’égo, tout ça. J’ai lu des textes des années précédentes, relu mes vieux textes avec plan, et je vais perdre. Donc finalement je ne veux plus. Mais il faut que je réinstalle un clavier sous mes doigts pour taper autre chose que des specs. Il faut travailler. Je crois de moins en moins au don, davantage à l’arrachage de bide. Je vais y arriver, y’a pas de raison (à quoi ?)

Je ne suis plus vexée par l’expression « vomir du texte » et c’est pas grave si c’est mauvais. L’important c’est que ça existe. Et le faire avec des paires d’yeux en face, pas céder aux lieux communs et aux citations indexées sur L’internaute.